Ski alpin  (Turin 2006) posté le mardi 28 février 2006 17:56

Ogres et seigneurs

Ski Alpin TURIN 2006 

Ogres et seigneurs

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Eurosport - C.B. avec AFP [27/02/2006]

Plus d'infos

La domination autrichienne sur les pistes alpines n'est éclipsée que par les records historiques de Kjetil-Andre Aamodt et Janica Kostelic, quadruples champions olympiques. Bode Miller et les Italiens ont sombré, les exploits sont venus d'Anja Paerson, Antoine Dénériaz et de la jeune classe US.

Le triplé réalisé lors du slalom masculin a confirmé de manière éclatante la suprématie autrichienne dans les disciplines alpines à l'occasion de ces Jeux de Turin. Avec 14 médailles (sur les 30 distribuées dans les 10 épreuves au programme !), la "Wunderteam" autrichienne s'est taillée la part du lion, alors que l'Italie, devant son public, est restée bredouille, que les Américains ont compensé les échecs à répétition de Bode Miller par le sacre des outsiders Ted Ligety et Julia Mancuso, et que la France a alterné les hauts (Antoine Dénériaz, Joël Chenal) et les bas (Carole Montillet et Jean-Pierre Vidal). Sans oublier le Norvégien Kjetil-Andre Aamodt et la Croate Janica Kostelic qui sont rentrés dans l'histoire !

Avec 14 médailles (sur les 23 remportés par la délégation autrichienne à Turin), la Wunderteam a battu le record qu'elle avait établi à Nagano (11 médailles en 1998). Et même si les Autrichiens ne comptent, au final, "que" deux champions olympiques dans leurs rangs à Turin, après les doublés de Benjamin Raich (slalom et géant) et de Michaela Dorfmeister (descente et super-G), ils ont littéralement écrasé la concurrence avec 8 médailles (sur 15 en jeu) chez les garçons et 6 médailles (sur 15 en jeu également chez les filles).

Cinq doublés, dont deux en or

Aux doublés en or de Michaela Dorfmeister et Benjamin Raich s'en ajoutent trois autres : les deux médailles de bronze de Rainer Schoenfelder (combiné et slalom), l'argent et le bronze d'Hermann Maier (super-G et géant) et de Marlies Schild (combiné et slalom).

Bien, bien loin de ces performances, l'équipe italienne est, au contraire, passée à côté de "ses" Jeux. En témoigne l'échec, symbolique, de la star Giorgio Rocca, sorti sans gloire dès la première manche d'un slalom qui lui était promis depuis ses cinq succès consécutifs enregistrés en Coupe du monde au début de la saison.

L'absence d'Isolde Kostner, la méforme de Daniela Ceccarelli, championne olympique surprise du super-G il y a quatre ans, ont laissé la jeune classe italienne privée de leaders sur les pistes de San Sicario ou Sestrières. En dépit des efforts de Nadia Fanchini (8e du géant et 10e de la descente, à 20 ans), l'armoire aux médailles du ski alpin italien est restée fermée à Turin. Au grand dam des anciennes gloires Alberto Tomba ou Deborah Compagnoni...

Miller, zéro pointé

Autre zéro pointé, celui du skieur qui était annoncé comme "la" star de ces JO : Bode Miller. L'Américain, déjà passé à côté de l'or olympique que son talent mériterait à Salt Lake City, il y a quatre ans (il avait dû se contenter de l'argent du combiné et du géant), a fait un flop intégral à Turin, se faisant plus remarquer par ses virées nocturnes ou ses matches de basket impromptus avec ses amis que par ses performances en piste.

Avec Miller, les autres leaders américains (Daron Rhalves, transparent, et Lindsay Kildow, blessée dans une chute à l'entraînement de la descente) ont déçu. Heureusement pour le ski US, la relève était déjà là à Turin. Ted Ligety, dans le combiné masculin, et Julia Mancuso, dans le géant féminin, ont su répondre présents le jour J, se parant de l'or olympique pour leur première victoire sur le circuit.

Paerson était là

C'était loin d'être le cas pour la Suédoise Anja Paerson, qui a déjà tout gagné sur le circuit de Coupe du monde, et dans toutes les disciplines ! Après deux médailles de bronze un peu amères (dans la descente et le combiné), elle a pu goûter à l'or promis en dominant les Autrichiennes Nicole Hosp et Marlies Schild dans le slalom. Au final, et même si la Suédoise est la seule à avoir remporté trois médailles dans les disciplines alpines à Turin, son bilan reste contrasté.

Tout comme celui de l'équipe de France, puisqu'aux formidables exploits d'Antoine Dénériaz (champion olympique de descente) et de Joël Chenal (médaillé d'argent en géant) ont fait écho les malheurs de nos deux champions olympiques en titre, Carole Montillet et Jean-Pierre Vidal. La première, côte cassée dans une chute à l'entraînement de la descente, est allée chercher, au prix d'un courage remarquable, une superbe 5e place en Super-G. Le second, en revanche, bras gauche cassé, lui aussi à l'entraînement, la veille du slalom, a dû mettre en écharpe ses rêves de conserver son titre de Salt Lake.

Aamodt et Kostelic, hors-catégorie

Finalement, seuls deux champions hors-catégorie peuvent prétendre éclipser la domination autrichienne alpine à Turin. En remportant le super-G, à 34 ans (14 ans après avoir été sacré à Albertville dans la même discipline), le Norvégien Kjetil-Andre Aamodt est devenu le premier skieur de l'histoire à avoir gagné 4 titres olympiques.

Sa pendante chez les dames, Janica Kostelic, a atteint elle aussi ce total historique à Turin au terme de sa victoire dans le combiné, qui faisait suite à ses trois médailles d'or conquises à Salt Lake City. Mais, à 24 ans seulement, la prodigieuse Croate (qui a également remporté, avec l'argent du super-G, sa 6e médaille individuelle aux Jeux d'hiver, un record chez les dames dans les disciplines alpines) a encore tout l'avenir devant elle. A condition que sa santé fragile (une grippe et une crise de tachycardie l'ont privé de deux épreuves, la descente et le géant) laisse vieillir en paix celle qui est peut-être déjà la plus grande skieuse de tous les temps...

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Rideau sur Turin  (Turin 2006) posté le lundi 27 février 2006 16:54

Rideau sur Turin

Jeux Olympiques Turin 2006 

Rideau sur Turin

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Eurosport - C.B. [26/02/2006]

La fête est finie. La XXe édition des Jeux Olympiques d'hiver s'est achevée dimanche soir à Turin, à l'issue de la traditionnelle cérémonie de clôture. La cité piémontaise passe désormais le relais à Vancouver, qui accueillera dans quatre longues années le 21e opus. Rideau.

Le rideau est tombé sur les XXe Jeux olympiques d'hiver. Dans la grande tradition du "carnevale", le carnaval italien, la cérémonie de clôture concoctée par les organisateurs turinois a permis de dire adieu en musique et en couleurs à la cité piémontaise... et de passer le flambeau à Vancouver, qui accueillera les prochains Jeux d'hiver, en 2010.

Ambiance fellinienne, clowns blancs, harlequins, pierrots, acrobates et anges équilibristes, il ne manquait rien des ingrédients traditionnels de la "comedia dell'arte" à l'italienne, dimanche soir au Stadio Olimpico de Turin. Rien, pas même quelques Vespa ou Fiat 500 qui ont fait la renommée des villes italiennes (à défaut de faire celle de la fluidité de leur circulation).

Le roi du carnaval

Fanfares, feux d'artifice et chorégraphies chamarrées ont, comme de juste, rythmé une cérémonie de près de 2h30, sous l'oeil rigolard et bienveillant du roi et de la reine du carnaval.

Sous l'oeil, également, plus sérieux du président du CIO, Jacques Rogge qui a pu, comme le veut la tradition, remercier les organisateurs turinois (la médaille d'or du CIO a été remise au président du comité d'organisation, Valentino Castellani) et adresser ses félicitations au public et au peuple italien ("Vous avez réussi votre défi, merci l'Italie, merci Turin" a notamment lancé Jacques Rogge).

"Rendez au sport..."

Se gardant bien de déclarer, comme le faisait son prédécesseur, Juan-Antonio Samaranch, que ces Jeux avaient été "les meilleurs de l'histoire", le président du CIO a également lancé son appel aux athlètes qui ont écrit les pages de ces JO : "Athlètes, faites partager le rêve olympique dans vos pays, vous êtes les ambassadeurs de l'olympisme, rendez au sport ce qu'il vous a donné. Je vous promets que nous continuerons à lutter pour un sport pur et sain".

Un message qui prend tout son sens alors que ces Jeux de Turin n'ont pas été épargnés par le dopage, avec notamment l'exclusion de la biathlète russe Olga Pyleva ou le feuilleton autour des fondeurs autrichiens et de leur sulfureux "aide-soignant", Walter Mayer.

Finalement, Jacques Rogge a passé le témoin, en l'occurrence le drapeau olympique aux cinq anneaux, au maire de Vancouver, Sam Sullivan. Tétraplégique et cloué dans sa chaise roulante, ce dernier a pu, grâce à un dispositif spécial, agité lui aussi le drapeau olympique, offrant ce qui restera comme une image marquante de cette cérémonie de clôture.

Une image qui a permis à Jacques Rogge de rappeler également que Turin n'en a pas fini avec les Jeux puisque la cité piémontaise accueillera, dans quinze jours, les Jeux paralympiques. En attendant, la flamme olympique qui brillait depuis le 10 février au-dessus du Stadio Olimpico s'est éteinte, juste avant le feu d'artifice final. Alors, ciao Torino et hello, Vancouver !

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Les jeux de A à Z  (Turin 2006) posté le lundi 27 février 2006 16:53

Les Jeux de A à Z

Jeux Olympiques Turin 2006 

Les Jeux de A à Z

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Eurosport - Laurent VERGNE [27/02/2006]

Turin a tourné dimanche la page du XXe chapitre des Jeux d'hiver. Victoires, défaites, larmes de joie ou de peine, il reste un palmarès mais surtout des images fortes. En 26 lettres, voici ce qu'il faudra retenir de la quinzaine piémontaise. Première partie, de A comme Aamodt à M comme Montillet.

A comme ... Aamodt

Kjetil Andre Aamodt est vraiment monsieur JO. Quatrième de la descente malgré une blessure à une cuisse, le Norvégien a failli déclarer forfait pour la suite de la compétition, avant de remporter le Super G de manière magistrale. Sa huitième médaille olympique, la quatrième en or, la troisième en Super G, 14 ans après un premier sacre à Albertville. Par sa capacité à sortir le meilleur de lui-même dans les grandes occasions (il cumule 20 médailles entre les Jeux et les Mondiaux), Aamodt reste un modèle pour la jeune génération.

B comme... Bides

Plusieurs grandes vedettes très attendues à Turin ont complètement manqué leur rendez-vous annoncé de longue date au sommet de l'Olympe. On pense tout particulièrement à deux grands champions finlandais, Janne Ahonen (saut à ski) et Hannu Manninen (Combiné nordique). Ils espéraient tout deux rafler plusieurs médailles d'or dans le Piémont. Au final, on ne les a pas vus et ils repartent avec un bilan largement inférieur à leurs prétentions initiales.

Le ski alpin a lui aussi eu son lot de fiascos. On n'oubliera d'ailleurs pas dans cette liste Bode Miller, lui aussi auteur d'un zéro pointé. Engagé dans toutes les disciplines, il pouvait prétendre à plusieurs médailles. Mais le skieur du New Hampshire fut plus en vue dans les boites de nuit que sur les pistes. Giorgio Rocca a également raté ses Jeux. Battu dans le combiné, éliminé dès la première manche du slalom, le Transalpin est passé à côté de son heure de gloire. C'est le lot des Jeux...

C comme... Chocolat

A quoi tiennent la gloire et la postérité? A une marche. Si les podiums en avaient quatre, ils seraient présents dans les palmarès. Au lieu de quoi on risque de les oublier d'ici quelques temps. Forcément injuste, car terminer quatrième des Jeux Olympiques constitue une vraie performance. Pour certains, c'est même un exploit. C'est le cas des cinq médailles en chocolat obtenues durant cette quinzaine par les Français. Bravo donc à Jason Lamy Chappuis, quatrième du Gundersen en combiné nordique, à Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder en danse sur glace, aux relayeurs français en ski de fond, à Emmanuel Jonnier, sur le 50 km, toujours en fond, et au snowboarder Mathieu Bozzeto en géant parallèle. Ils méritent tous qu'on ne les oublie pas...

D comme... Dénériaz

Assurément l'un des moments les plus intenses de ces Jeux pour la délégation française. Un an après son opération du genou, le Français a livré la course de sa vie le jour où il fallait. Parti avec un dossard 30 que l'on croyait désavantageux, Tonio a balayé les doutes et la concurrence en même temps lors d'une magistrale descente au paradis pour s'imposer avec une marge confortable devant Michael Walchhofer et Bruno Kernen. Huit ans après Jean-Luc Crétier, il confirme que le ski tricolore n'a rien à envier aux meilleurs, pour peu qu'on lui fasse confiance.

E comme... Enfin

Après avoir déjà tout gagné de la Coupe du monde aux Mondiaux, Anja Paerson n'avait plus qu'une idée en tête: l'or olympique. La Suédoise a axé toute sa saison autour de cet objectif. Crispée tout au long des Jeux, elle a cru que la malédiction allait se poursuivre: troisième de la descente puis du combiné, elle a heureusement trouvé sa délivrance dans le slalom, en s'imposant devant Nicole Hosp. Une consécration largement méritée pour la voisine d'Ingemar Stenmark, qui peut désormais se targuer de posséder un des plus beaux palmarès de l'histoire.

F comme... Finish

Les deux meilleurs biathlètes français, Vincent Defrasne et Raphael Poirée, ont vraiment le sens du suspense. Le premier a décroché la médaille d'or de la poursuite en dominant le grand Ole Einar Bjoerndalen lors d'un sprint à couper le souffle. Un finish de feu, un finish en or. Mais dans ce domaine, Poirée a fait encore plus fort à l'occasion du relais. A la lutte avec le dernier relayeur suédois pour la médaille de bronze, le Drômois s'est imposé pour... six centimètres. Il a même fallu la photo pour séparer les deux hommes.

G comme... Greis

Le grand bonhomme de cette XXe édition des Jeux d'hiver. On attendait Bjoerndalen et Poirée, mais c'est bien Michael Greis qui a fait main basse sur le biathlon, avec trois médailles d'or en cinq épreuves. D'abord vainqueur du 20km, le natif de Füssen a ensuite enlevé le relais avec l'équipe d'Allemagne avant de conclure en beauté lors du Mas start. Un fabuleux triplé qui lui permet, à 29 ans, de s'imposer comme la nouvelle star du biathlon allemand et de sortir de l'ombre imposante des Gross, Fischer et autres Luck. Il est, avec les Sud-Coréens Jin Sun-yu et Ahn Hyun-soo (short track) le seul triple champion olympique de Turin.

H comme... Hégémonie

Celle de l'équipe autrichienne de ski alpin, qui n'aura jamais autant mérité son surnom de Wunderteam. En dix épreuves, les Autrichiens ont glané la bagatelle de 14 médailles sur 30 possibles, dont quatre en or, grâce à Benjamin Raich (slalom et géant) chez les hommes et Michaela Dorfmeister (descente et super G) chez les femmes. Toujours dominateurs en Coupe du monde, ils avaient souvent du mal à transposer cette supériorité sur la scène olympique. Ce fut le cas à Turin. Il s'en est fallu de peu pour que l'Autriche réussisse un fabuleux Grand Chelem en montant sur les 10 podiums, mais les filles ont calé lors du géant.

I comme... Italie

Pour ses premiers Jeux d'hiver à domicile depuis Cortina d'Ampezzo en 1956, soit un demi-siècle, l'Italie a eu la joie de fêter la 100e médaille hivernale de son histoire. Avec un total de 11 médailles dont cinq en or, la Squadra a rempli sportivement son contrat. Le patineur de vitesse, Enrico Fabris lui en a offert trois à lui seul (2 d'or, 1 de bronze) et le fondeur Di Centa a boucle la bouclé dimanche dans une ambiance de feu. Reste un gros point noir: l'échec complet des skieurs, qui n'ont pas obtenu le moindre podium.

J comme... Jacobellis

La gaffe des Jeux. Comme ne le dit pas la devise olympique, l'important c'est de ne pas se la raconter. Largement en tête de la finale du boardercross, Lindsey Jacobellis a presque l'or du snowboardcross autour du cou. A l'avant-dernier saut, l'Américaine effectue un magnifique grab (prise de la planche avec la main) superbe mais... totalement inutile... Résultat, une chute, la médaille d'argent au lieu de l'or, et une multirediffision assurée au zapping. La pauvre tentera d'expliquer que sa figure était nécessaire, sans convaincre grand monde.

K comme... Kostelic

Bien sûr, elle n'a pas réussi la même razzia qu'en 2002 à Salt Lake City, lorsqu'elle était rentrée au pays avec quatre médailles, dont trois en or. Mais Janica Kostelic a tout de même marqué de son empreinte ces Jeux Olympiques en conservant son titre en combiné, sans oublier sa médaille d'argent en Super G et même sa quatrième place en slalom. On peut même parler de véritable exploit, dans la mesure où elle a dû composer avec une grippe, une gastro-entérite et une crise de tachycardie. Décidément, cette femme n'est pas comme les autres. La Croate est devenue la première skieuse de l'histoire à glaner six médailles aux Jeux.

L comme... Laoura

Son sourire a offert à la France sa première médaille. Sandra Laoura, médaillée de bronze dans l'épreuve des bosses dames, a perpétué la tradition d'une discipline qui a souvent réussi aux Français. On se souvient évidemment d'Edgar Grospiron, champion olympique à Albertville. Plus récemment, Richard Guay, à Salt Lake City, était lui aussi monté sur le podium. D'origine algérienne, Laoura apporte une touche de soleil dans le ciel des Bleus. Hip, hip, hip Laoura !

M comme... Montillet

Pas de médaille, mais quel courage. Victime d'une énorme chute lors d'une descente d'entrainement, la championne olympique en titre de la discipline a tenu à s'aligner au départ, sachant qu'elle n'avait aucune chance. Le visage tuméfié, l'épaule et le dos endoloris, l'âme meurtrie, Carole Montillet a donné une leçon de volonté. Requinquée pour le Super G, elle a frôle le podium (5e). Une très grande dame du ski et du sport français quitte la scène. Elle aura été irréprochable jusqu'au bout.


Les Jeux de A à Z (2)

Jeux Olympiques Turin 2006 

Les Jeux de A à Z (2)

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Eurosport - L.V. et F.X.R. [27/02/2006]

Turin a tourné dimanche la page du XXe chapitre des Jeux d'hiver. Victoires, défaites, larmes de joie ou de peine, il reste un palmarès mais surtout des images fortes. En 26 lettres, voici ce qu'il faudra retenir de la quinzaine piémontaise. Seconde partie, de N comme Norvège à Z comme Zorzi.

N comme... Norvège

Pour la première fois de son histoire lors de JO d'hiver, la Norvège n'a pas décroché le moindre titre olympique lors d'épreuves de biathlon, de ski de fond et de combiné nordique. Les espoirs de médailles d'or reposaient notamment sur les épaules des Ole Einar Bjoerndalen, Frode Andresen, Halvard Hanevold et Liv Grete Poirée pour le biathlon, des Frode Estil, Tor Arne Hetland, Marit Bjoergen, Hilde Pedersen pour le ski de fond ou encore sur celles des Magnus Moan et Petter Tande en combiné nordique. Il n'en fut rien. La Norvège repart de Turin bredouille dans ces trois sports. Une première !

O comme... Or

84 médailles d'or ont été décernées à Turin soit six de plus qu'en 2002 à Salt Lake City. L'Allemagne s'est taillée la plus belle part du gâteau avec 11 titres, soit deux de plus que les Etats-Unis et l'Autriche. En nombre de médailles, les Allemands arrivent également nettement en tête avec 29 podiums, devant les Etats-Unis (25) et le Canada (24). La France arrive en 10e position dans ce classement, avec trois médailles d'or, deux en argent et quatre en bronze, soit un léger recul dans la hiérarchie par rapport à 2002.

P comme... Paradoxe

Avec neuf médailles dont trois en or, l'équipe de France a globalement rempli son contrat, même si le nombre de podiums est plus dans la fourchette basse que haute. Paradoxalement, ces médailles sont presque toutes venues de manière inattendue, alors que les ténors tricolores ont, pour beaucoup d'entre eux, raté leurs Jeux. On attendait Poirée, Bailly, Joubert, Ruby ou Blanc, on a eu Defrasne, Baverel, Dénériaz en or ou le jeune fondeur Roddy Darragon, sorti de nulle part pour décrocher l'argent en sprint. Ce furent donc les Jeux de toutes les surprises pour la France. Bonnes... et mauvaises.

Q comme... Quatre

Le Sud-Coréen Ahn Hyun-soo est l'athlète le plus médaillé de ces Jeux de Turin. Il est le seul à être monté à quatre reprises sur le podium. En short track, Huyn-Soo s'est imposé trois fois, dans le 1000m, le 1500m et le relais. Il a également remporté le relais avec l'équipe coréenne et s'est offert le bronze dans le 500m. Au total, la Corée du Sud a glané 10 de ses 11 médailles en short track...

R comme... Roi

Evgueni Plushenko est bel et bien le roi du patinage artistique. Un monarque absolu même, si l'on en juge par la supériorité affichée par le Russe à Turin. Il n'y a pas eu de compétition, tant Plushenko était au-dessus du lot. Ni Stéphane Lambiel, champion du monde en titre ni les Nord-Américains et encore moins Brian Joubert ne pouvaient rivaliser. Il ne manquait plus que la couronne olympique pour parachever l'oeuvre de Plushenko. C'est chose faite.

S comme... Smigun

L'Estonienne Kristina Smigun restera la fondeuse de ces Jeux. Avec deux médailles d'or remportées lors de la poursuite et du sprint 10km, Smigun est la seule fondeuse à avoir glané deux titres olympiques à Turin. Attendue mais pas favorite, l'Estonienne a parfaitement su se préparer pour le rendez-vous italien. Tout comme son compatriote Andrus Veerpalu qui a conservé son titre lors du 15km classique.

T comme... Tricheuse

Seul cas de dopage officiel à ce jour, la Russe Olga Pyleva a marqué les Jeux à sa façon... Médaillée d'argent lors du 15km, derrière sa compatriote Svetlana Ishmouratova, Pyleva a été exclue des Jeux après un contrôle antidopage positif au carphédon (stimulant) et donc déchue de sa médaille. Après avoir vainement tenté d'expliquer qu'elle avait pris un médicament pour soigner une blessure et dans la foulée de l'annonce de sa suspension de deux ans par le CIO, la Russe a mis fin à sa carrière.

U comme... Uschi

En remportant la médaille de bronze du mass start 12,5km, l'Allemande Uschi Disl est devenue la biathlète la plus médaillée de l'histoire des Jeux Olympiques d'hiver. L'équivalent d'Ole Einar Bjoerndalen chez les hommes. Tout ça à 35 ans. Chapeau, Ursula (son vrai prénom) ! D'Albertville, en 1992, à Turin en 2006, Disl a participé à cinq éditions des JO, remportant à chaque fois au moins une médaille. Elle possède à son palmarès deux médailles d'or, quatre médailles d'argent et trois de bronze

V comme... Vidal

Quelle incroyable poisse ! Revenu à son meilleur niveau cet hiver, Jean-Pierre Vidal rêvait d'une apothéose lors du slalom, quatre ans après sa victoire à Salt Lake City. La malchance en a décidé autrement. La veille du jour J, le jour de son 29e anniversaire, le skieur de la Toussuire s'est fracturé le bras gauche lors d'une banale sortie à skis. Fin des Jeux, fin de saison et fin de carrière. Difficile de faire plus injuste et plus cruelle comme sortie...

W comme... Walter Mayer

C'est l'affaire des Jeux. Mis en examen par le parquet de Turin pour violation de la loi italienne antidopage, Walter Mayer a été arrêté lors d'un contrôle de routine, avant d'être remis en liberté. Directeur sportif national du fond et du biathlon autrichien, il était dans le viseur du CIO depuis un moment. L'affaire a forcément entaché l'image de la délégation autrichienne, tout particulièrement le ski nordique et le biathlon, dont les deux plus éminents représentants, Wolfgang Perner et Wolfgang Rottmann, sont rentrés au pays précipitamment...

X comme... Xavier De le Rue

Le quadruple champion du monde de boarder-cross entre 2000 et 2004 et triple vainqueur de la Coupe du monde depuis 2003, Xavier de Le Rue fait partie des déceptions du snowboard tricolore. Au même titre que Karine Ruby, Isabelle Blanc, Julie Pomagalski chez les dames ou Nicolas Huet et Mathieu Bozzetto chez les hommes, le Français a rendu une triste copie indigne de son rang.

Eliminé dès les huitièmes de finale, le snowboarder était l'un des plus sûrs espoirs de médailles. Blessé à la cheville (malléole gauche) au début du mois de janvier à Kronplatz, Xavier se présentait aux Jeux dans la peau d'un favori. En vain. Son nom de famille apparaîtra tout de même dans le palmarès des Jeux puisque son frère cadet, Paul-Henri, a décroché le bronze lors du snowboard-cross. La seule médaille du snow français... Décevant.

Y comme... Yoyo

Soit le degré de forme des hockeyeurs suédois, futurs champions olympiques, lors du premier tour. Entre larges victoires (Kazakhstan, Etats-Unis, Lettonie) et absences incompréhensibles (lourds revers face aux Russes et aux Slovaques), les coéquipiers de Peter Forsberg ont alterné le très bon et le très quelconque, avant de trouver le bon rythme. Cette irrégularité ne les a pas empêchés de filer tout droit vers leur deuxième titre olympique, douze ans après Lillehammer.

Z comme...

Mais également comme "Zorro", le surnom de Cristian Zorzi. Battu sur le fil par la Norvège à Salt Lake City, l'Italien a pu digérer les deux dixièmes qui le séparait de la médaille d'or dans l'Utah. Dernier relayeur transalpin, Zorzi a fini le travail de ses coéquipiers Fulvio Valbusa, Giorgio di Centa et Pietro Piller Cottrer. A défaut de courir avec un masque, "Zorro" avait décidé de se teindre les cheveux couleur pourpre pour "démontrer que ce n'est pas une couleur porte malheur", et ainsi conjurer le sort. En décrochant l'or, douze ans après le relais italien de Lillehammer, il y est parvenu.


 

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Hockey sur glace  (Turin 2006) posté le lundi 27 février 2006 16:51

La fin pour Jagr ?

Hockey sur glace Turin 2006 

La fin pour Jagr ?

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Eurosport - François-Xavier RALLET [27/02/2006]

L'ailier droit tchèque Jaromir Jagr (199 sélections, 39 buts) a déclaré qu'il comptait mettre fin à sa carrière internationale après les Jeux Olympiques de Turin terminés par une médaille de bronze. Le joueur pourrait alors se consacrer uniquement à son club en NHL, les New York Rangers.

Et si la médaille de bronze décrochée lors des Jeux de Turin par la République tchèque était la dernière glanée par l'un de ses joueurs emblématiques, Jaromir Jagr ? L'ailier droit qui évolue aujourd'hui au New York Rangers a déclaré à la presse qu'il comptait quitter la sélection nationale : "Le temps est venu de partir" , a annoncé le Tchèque.

"Pas le seul qui part"

Avant de rajouter au quotidien pragois Sport : "C'est ici à Turin que je suis parvenu à cette décision". A 34 ans, Jagr est prêt à laisser sa sélection voler de ses propres ailes après 199 sélections. La première remontant au 2 novembre 1989 (Tchécoslovaquie - URSS : 1-2) alors qu'il n'était âgé que de 17 ans. Pour se défendre, le joueur a ajouté qu'il n'était pas "le seul qui part après ce match", évoquant la rencontre déterminant la troisième place face à la Russie (victoire des Tchèques 3-0). Ses coéquipiers et compatriotes Martin Rusinsky, Robert Lang, Jaroslav Spacek ou encore Martin Straka ont déjà annoncé qu'ils quittaient la sélection à l'issue des XXe Jeux d'hiver.

Victorieux des Jeux de Nagano en 1998, Jagr partirait donc sur une médaille de bronze décrochée après un tournoi très moyen de la République tchèque, l'une des favorites pour le titre. "Il est extrêmement fatigant de savoir que des tas de gens comptent sur toi et tu sais que cela ne marche pas, que tu ne peux rien faire" , a ajouté l'ancien double vainqueur de la Stanley Cup (1991 et 1992 avec les Pittsburgh Penguins).

Moins brillant à Turin qu'à l'accoutumée, Jagr a expliqué qu'il ne se "sentait pas très bien" mais qu'il avait "fait tout (son) possible" pour son pays. En cas de départ, son compteur de sélections s'arrêtait à 199 pour 39 buts. Son dernier titre avec la sélection restera le succès lors du Championnat du monde l'an dernier. Un titre qu'il ne défendra pas...

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Hockey sur glace  (Turin 2006) posté le lundi 27 février 2006 16:50

Les Tchèques en bronze

Hockey sur glace Turin 2006 

Les Tchèques en bronze

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Eurosport - [25/02/2006]

Les deux équipes rêvaient du sacre suprême, mais elle ont dû se contenter d'une bataille pour le bronze. La République tchèque, plus motivée, a remporté la petite finale (3-0) pour s'offrir le bronze samedi, face à une équipe russe complètement démobilisée.

Les Tchèques, champions olympiques en 1998 et champions du monde en titre, faisaient partie des favoris pour le titre mais la blessure de leur gardien titulaire Dominik Hasek dès les premières minutes du tournoi leur fut très préjudiciable. Ses remplaçants Tomas Vokoun et Milan Hnilicka ne se sont guère montrés à leur avantage en poules, et, abandonnés par leur défense, ils ont encaissé pas moins de sept buts en demi-finale contre la Suède (défaite 7-3).

La Russie, de son côté, médaillée de bronze en 2002, a donc reculé d'un cran en finissant quatrième. Elle "égale" ici son plus mauvais résultat aux JO (en prenant également en compte les performances de l'URSS): elle avait également fini au pied du podium en 1994 à Lillehammer. Dans cette confrontation que beaucoup attendaient plutôt en finale, le huitième match en 11 jours, beaucoup de joueurs semblaient fatigués. Pourtant, au vu de la rugosité de certaines mises en échec, la partie n'avait rien d'un match amical.

Kovalchuk expulsé

La République tchèque avait encaissé un but sur le premier lancer de la Suède en demi-finale mais c'est elle cette fois qui marquait dès son premier tir. En supériorité, Erat ciblait la lucarne de Nabokov pour l'ouverture du score (4:48.). Les Russes, comme la veille contre la Finlande (défaite 4-0), tournaient autour de la cage d'un Vokoun enfin à son niveau mais sans pouvoir concrétiser. En début de seconde période Kovalchuk était exclu du match pour une charge très violente sur Kubina (23:21.). La Russie évoluait ici cinq minutes en infériorité, ce dont profitait Zidlicky, servi par Jagr, qui doublait la marque d'un gros lancer depuis la ligne bleu (2-0, 26:36.).

Les Russes, qui dominaient 28 tirs à 15 sur l'ensemble du match, continuaient à harceler leurs adversaires mais la défense tchèque, totalement absente en demi-finale, avait retrouvé ses esprits. Un but de Datsyuk marqué sur une crosse haute était justement refusé (56:07.) et les Tchèques terminaient la rencontre avec un but en filet désert (3-0, 59:52.). La Finlande et la Suède s'affrontent dimanche en finale. Triste sortie pour les Russes, qui n'auront pas marqué un seul but lors de leurs deux derniers matches, s'écroulant aussi brutalement que lourdement.

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